La pratique du surtitrage en contexte minoritaire

Milane Pridmore-Franz

Résumé


Depuis son essor au milieu des années 80, la pratique du surtitrage demeure une forme de traduction audiovisuelle peu explorée, malgré l’intérêt croissant qu’elle suscite chez certains traductologues et spécialistes. Si les études sur ce genre de traduction multidimensionnelle ou multisémiotique et ses enjeux sont encore à l’état embryonnaire,  la perception et les attitudes des divers publics concernant les surtitres sont peu connues de la part des chercheurs. Il va de soi que, pour assurer le succès d’un spectacle surtitré, on doit bien connaître son public cible, comme le requiert tout acte de traduction. Comment les surtitres pour le théâtre sont-ils perçus par le grand public? Comment les choix de traduction affectent-ils la réception d’une représentation théâtrale surtitrée? Ces questions sont d’autant plus importantes dans des contextes francophones minoritaires tels que les communautés francophones de l’Ouest canadien, où les publics des théâtres francophones comprennent des francophones bilingues, des anglophones (et francophiles) monolingues, ainsi que des apprenants de la langue. Dans le cadre plus large d’une étude de grande envergure sur la réception des surtitres effectuée à L’UniThéâtre, cet article sert d’analyse réflexive entreprise par la surtitreuse: elle y aborde ses procédés de surtitrage et examine l’efficacité de sa stratégie en tenant compte des enjeux sociolinguistiques et politico-culturels qui influent sur les conditions de réception dans de telles situations linguistiques minoritaires

Mots-clés


surtitrage; UniThéâtre; Ouest canadien; étude de la réception

Texte intégral : ART-PRIDMORE-FRANZ

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