Convergences francophones https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf <p>Revue francophone pluridisciplinaire<br />ISSN 2291-7012</p> <p>Inscrite au DOAJ et indexée par EBSCO</p> Mount Royal University; Calgary, Alberta fr-CA Convergences francophones 2291-7012 <p>Les auteurs qui publient dans cette revue acceptent les termes suivants:</p> <ol type="a"> <li>Les auteurs conservent le droit d'auteur et accordent à la revue le droit de première publication, l'ouvrage étant alors disponible simultanément, sous la&nbsp;<a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr">Licence d’attribution Creative Commons BY-SA 2.0</a> permettant à d'autres de partager l'ouvrage tout en en reconnaissant la paternité et la publication initiale dans cette revue.</li> <li>Les auteurs peuvent conclure des ententes contractuelles additionnelles et séparées pour la diffusion non exclusive de la version imprimée de l'ouvrage par la revue (par ex., le dépôt institutionnel ou la publication dans un livre), accompagné d'une mention reconnaissant sa publication initiale dans cette revue.</li> <li>Les auteurs ont le droit et sont encouragés à publier leur ouvrage en ligne (par ex., dans un dépôt institutionnel ou sur le site Web d'une institution) avant et pendant le processus de soumission, car cela peut mener à des échanges fructueux ainsi qu'à un nombre plus important, plus rapidement, de références à l’ouvrage publié (Voir&nbsp;<a href="http://opcit.eprints.org/oacitation-biblio.html" target="_new">The Effect of Open Access</a>).</li> </ol> Aux origines du tourisme lent : le sensualisme du XVIIIe siècle et les réorientations du regard du voyageur https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/620 <p><span style="font-weight: 400;">La place croissante des descriptions , souvent dénommées "tableaux" dans les récits de voyage du XVIIIe siècle, interroge. Au midi du siècle, cet essor fait </span><span style="font-weight: 400;">pour une part écho à une demande de connaissances objectives que le succès de l'<em>Encyclopédie</em> a indéniablement confortée. Ces connaissances attendues du voyage sont en fait d'ordres très divers : connaissances relevant de l'histoire naturelle (faune, flore, roches etc) mais aussi des moeurs et de l'histoire des pays visités. L'impact des grandes sommes des Lumières (de l'<em>Histoire</em> <em>naturelle</em> de Buffon à l'<em>Encyclopédie</em> et à l'<em>Esprit des lois de Montesquieu</em>) est manifeste. Mais&nbsp; dans une autre gamme de récits de voyage, plus tardive dans le siècle, il faut également prendre en compte les auto-mises en scène d'un narrateur voyageur de plus en plus attaché à noter ses sensations, ses rêveries, ses sentiments et ses remémorations. Le rythme même du récit de voyage se trouve alors fortement affecté et nécessairement ralenti : les étapes du voyage ne tiennent pas tant à des repères géographiques qu'à la succession de paysages mentaux différents. Les <em>Rêveries du promeneur solitaire</em> de Jean-</span><span style="font-weight: 400;">Jacques Rousseau s'avèrent alors particulièrement suggestives et les polygraphes de la fin du XVIIIe siècle (Louis Sébastien Mercier et Rétif de la Bretonne), dans le récit de leurs déambulations parisiennes, développeront particulièrement ce type d'écriture.</span></p> Jean-Jacques Tatin-Gourier (c) Tous droits réservés Jean-Jacques Tatin-Gourier 2022 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr 2022-06-26 2022-06-26 7 1 57 62 10.29173/cf620 Postures langagières chez Janis Otsiemi et Mongo Beti https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/619 <p>Cet article examine la posture langagière dans le roman d’Afrique francophone à partir des polars de Janis Otsiemi et Mongo Beti. Il pose l’hypothèse que la posture langagière chez ces deux écrivains traduit une réalité sociale, complexifiée par la défense d’une identité nationale. Loin d’être seulement une langue argotique, elle est aussi la continuation d’une manière d’écrire dont les racines sont à rechercher dans la littérature policière des années 50. À l’instar du <em>néo-polar</em> français soixante-huitard, issu de la filiation du roman noir américain dont le type d’écriture violente et syncopée permet aux auteurs de critiquer avec virulence les travers sociaux, Janis Otsiemi et Mongo Beti proposent de nouvelles orientations thématiques et de nouvelles configurations de l’enquête, en tenant un discours à la fois critique et ironique sur les sociétés africaines. Chez eux, le polar est le lieu d’une inventivité linguistique dont l’écriture reprend les grandes articulations en termes de subversion.</p> Adama Togola (c) Tous droits réservés Adama Togola 2022 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr 2022-06-26 2022-06-26 7 1 41 56 10.29173/cf619 Paris gisant sous « le démon de l’électricité » : une lecture de Paris au XXe siècle (1863) de Jules Verne https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/616 <p><em>Paris au XX<sup>e</sup> siècle</em>, roman de Jules Verne censuré par son éditeur Hetzel et de ce fait peu connu, trace les contours d’un monde cauchemardesque où l’homme est piégé par le progrès, l’industrie et l’économie. Aux fondements de la société futuriste imaginée par l’auteur, Paris se mue en ville tentaculaire abritant des automates dotés de cœurs industriels qui méprisent l’art et répugnent les artistes. Le personnage principal, poète déchu rejeté et par sa famille et par la société, se mue en anti-héros et tourne en rond dans une ville qui gît sous le poids écrasant du «&nbsp;démon de l’électricité&nbsp;» et où seuls scientifiques, industriels et banquiers triomphent. Le dégoût et le désenchantement marquent l’œuvre de bout en bout l’enfermant dans une circularité qui reflète celle de la ville, concentrique, dont on ne peut échapper que pour trouver la mort.</p> Kawthar Ayed (c) Tous droits réservés Kawthar Ayed 2022 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr 2022-06-26 2022-06-26 7 1 1 13 10.29173/cf616 De l’homme machine à l’homme social, la ville industrielle dans Sans Famille et En Famille d’Hector Malot https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/617 <p>La question sociale est au cœur de deux œuvres littéraires pour enfants d'Hector Malot&nbsp;-&nbsp;<em>Sans</em>&nbsp;<em>Famille</em>, roman publié en 1878, et&nbsp;<em>En Famille</em>, roman publié en 1893. Dans ces deux textes, l’auteur nous donne à lire les aventures de jeunes enfants qui sont confrontés à la ville industrielle au cours de leur cheminement. Observateur critique de son époque, Hector Malot met en texte tout un réseau de représentations qui opposent la campagne paradisiaque et l’enfer de la ville industrielle, d’une part, et la déchéance sociale et le besoin imminent de réforme, d’autre part. Cet article se propose d’interroger le message social véhiculé par le prisme du regard des enfants qui observent la société industrielle dans laquelle ils évoluent.&nbsp;<em>Sans Famille</em>&nbsp;et&nbsp;<em>En</em>&nbsp;<em>Famille</em>&nbsp;sont les deux seules œuvres pour enfants dans lesquelles Hector Malot fournit autant de détails sur l’impact de l’industrie non seulement sur le paysage français, mais aussi sur le cœur des hommes. Comme leurs titres respectifs le soulignent, nous pouvons retracer une véritable continuité entre ces deux romans&nbsp;: tout se passe comme si&nbsp;<em>En Famille</em>&nbsp;était le prolongement et l’aboutissement de la réflexion sociale amorcée dans&nbsp;<em>Sans Famille</em>.</p> Hélène Charderon (c) Tous droits réservés Hélène Charderon 2022 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr 2022-06-26 2022-06-26 7 1 14 27 10.29173/cf617 De la ficelle au cercueil. Nelly Arcan sur la manière d’interpeller la vie du côté de la mort https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/618 <p>Lorsqu’elle se donna la mort en 2009, Nelly Arcan léguait une œuvre réduite mais saisissante (deux récits et deux romans), empreinte de son mal de vivre et de ses expériences d’escorte. À partir d’une convergence symbolique centrée sur son année de naissance nous proposons une lecture entrecroisée, selon les grilles avancées par Deleuze et Guattari dans <em>Mille plateaux</em> et par Jacques Derrida, dans <em>La Vérité en peinture</em>.&nbsp; Nous osons une approche <em>rhizomatique </em>de ses écrits, à la lumière de ce que serait la généalogie sérielle&nbsp;mise en rapport avec un mode et un monde de consommation. Lignée symbolique, horizontale et <em>paradigmatique</em> (au sens que lui prête Derrida), l’œuvre de Nelly Arcan s’ouvre en permanence et dialectiquement à l’objet. Son discours sur l’industrie du corps dans un monde en surproduction se donne à lire en clé marchande. Comment peut-on rattacher Arcan à une généalogie imaginaire (tribale) à travers l’écriture ? De quelle façon le corps-objet, récurrent dans les écrits de Nelly Arcan, entre-t-il dans la logique sérielle ? Et dans quelle mesure tribu et série peuvent-elles assurer une postérité ? Autant de points d’interrogations auxquels nous proposons non pas de réponses mais des prolongements rhizomatiques.</p> Andreea Pop (c) Tous droits réservés Andreea Pop 2022 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr 2022-06-26 2022-06-26 7 1 28 40 10.29173/cf618 Littérature(s) et industrie(s) https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/621 <p>Littérature(s) et industrie(s)</p> Ioana Marcu Ramona Malita Antoine Eche Justine Huet (c) Tous droits réservés Ioana Marcu, Ramona Malita, Antoine Eche, Justine Huet 2022 https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr 2022-06-26 2022-06-26 7 1 i v 10.29173/cf621