Convergences francophones https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf Revue francophone pluridisciplinaire fr-CA <span>Les auteurs qui publient dans cette revue acceptent les termes suivants : </span><br /><br /><ol type="a"><ol type="a"><li>Les auteurs conservent le droit d'auteur et accordent à la revue le droit de première publication, l'ouvrage étant alors disponible simultanément, sous la <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr">Licence d’attribution Creative Commons BY-SA 2.0</a> permettant à d'autres de partager l'ouvrage tout en en reconnaissant la paternité et la publication initiale dans cette revue.</li></ol></ol><br /><ol type="a"><ol type="a"><li>Les auteurs peuvent conclure des ententes contractuelles additionnelles et séparées pour la diffusion non exclusive de la version imprimée de l'ouvrage par la revue (par ex., le dépôt institutionnel ou la publication dans un livre), accompagné d'une mention reconnaissant sa publication initiale dans cette revue.</li></ol></ol><br /><ol type="a"><li>Les auteurs ont le droit et sont encouragés à publier leur ouvrage en ligne (par ex., dans un dépôt institutionnel ou sur le site Web d'une institution) avant et pendant le processus de soumission, car cela peut mener à des échanges fructueux ainsi qu'à un nombre plus important, plus rapidement, de références à l’ouvrage publié (Voir <a href="http://opcit.eprints.org/oacitation-biblio.html" target="_new">The Effect of Open Access</a>).</li></ol> aeche@mtroyal.ca (Antoine Eche) jhuet@mtroyal.ca (Justine Huet) jeu, 03 mai 2018 12:56:14 -0600 OJS 3.1.1.4 http://blogs.law.harvard.edu/tech/rss 60 (in)Visibilité(s) du monstre https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/484 Antoine Eche, Justine Huet ##submission.copyrightStatement## https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/484 mar, 01 mai 2018 00:00:00 -0600 La déclinaison visuelle du monstre au XVIIIe siècle : Goya https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/477 <p>Les Lumières cherchent à libérer le monstre des différentes cages où la tradition l’avait enfermé. L’imaginaire européen du monstrueux se fraie, au XVIII<sup>e</sup> siècle, un chemin nouveau grâce aux écrivains et aux peintres les plus géniaux. Goya est, de tous les artistes des Lumières crépusculaires, celui qui a su récupérer le mieux l’univers classique du monstrueux pour, ensuite, exceller dans une éclatante déclinaison des figures de la tératologie moderne, allant des plus perceptibles aux moins visibles: l’animal et ses variantes les plus domestiques et les plus obscures, l’homme et ses âges, l’individu et ses états sociaux, toutes ces figures quotidiennes, familières, dévoilent dans la galerie goyesque une monstruosité d’autant plus inquiétante qu’elle est en nous. Et de là, par la figuration symbolique, le peintre et graveur défie l'inavouable, l’irreprésentable, pour donner forme de monstre aux hantises, aux peurs les plus terribles de l’âme humaine.</p> Juan Manuel Ibeas, Lydia Vázquez ##submission.copyrightStatement## https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/477 mar, 01 mai 2018 00:00:00 -0600 Du “monstre-humain” au “monstre-objet” : l’évolution du monstre (in)visible dans Notre-Dame de Paris et À rebours https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/478 <p>Au XIXᵉ siècle en France, les monstres sont plus que visibles ; ils occupent le devant de la scène. Ils sont présents dans des domaines aussi divers que la science (avec la tératologie —la première “science” des monstres), la politique, où se dessinent des évènements “monstrueux” signalant une rupture de la norme, et la foire, où les spectateurs paient pour voir des formes grotesques.</p> <p>En prenant les exemples de deux œuvres littéraires : <em>Notre Dame de Paris </em>(1831) de Victor Hugo et <em>A rebours </em>(1889) de Joris-Karl Huysmans, nous examinerons comment la production à grande échelle des monstres a cependant pour résultat la banalisation du monstre comme figure extraordinaire. Nous soutiendrons qu’il existe une évolution du “monstre-humain” romantique au “monstre-objet” décadent qui reflète la monstruosité morale du créateur lui-même : une métamorphose du visible à l’invisible. Cette notion prend racine dans le contexte d’une notion évolutive de la construction philosophique nature/artifice où s’inscrivent d’importantes avancées technologiques, telles que les machines-outils (destinées à construire les pièces de machines). Cela marque un changement dans les perceptions des rôles de l’homme et de la nature dans le champ de création. Le monstre évolue d’un être extraordinaire (semblable aux créatures de la foire) à un objet banal, facile à reproduire, qui reflète les peurs de la production de masse dans une société industrielle.</p> <p>Enfin, en abordant les enjeux de la monstruosité et de la visibilité, nous montrerons comment le monstre devient visible même dans la forme du texte littéraire du XIXᵉ siècle, avec la naissance d’un <em>roman-monstre.</em></p> Jade Patterson ##submission.copyrightStatement## https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/478 mar, 01 mai 2018 00:00:00 -0600 Monstre et monstrueux dans l’oeuvre de Georges Darien. Représentation et symbolique d’une chair meurtrie https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/479 Face aux figures de l’hydre institutionnelle (famille, armée, école, Église), le monstre apparaît dans l’œuvre de Georges Darien (1862-1921) comme un moyen de représenter le combat engagé contre une société inégalitaire et injuste. En jouant sur les critères définitoires du mot, le romancier et pamphlétaire invite le lecteur à une démarche de type herméneutique qui consiste à déchiffrer monstres et monstrueux comme les “miroirs” d’une société devenue elle-même celle qui engendre l’effroyable. L’auteur joue à la fois sur la “norme” de modèles identifiables par tous et l’“écart” au travers d’un certain nombre de figures suffisamment suggestives pour permettre l’interprétation de chacun. Entre l’apparent et le caché, Darien construit un entre-deux que la voix narrative invite à dépasser afin de voir apparaître la contestation de l’inhumaine comédie “fin de siècle”. Dans cette entreprise de “sape” des autorités coercitives, l’écrivain choisit d’abord de faire corps avec le monstre pour proposer à ses contemporains un romanesque “étrange”, à bien des égards. Le positionnement en “marge” des modèles littéraires et idéologiques s’accompagne d’un héroïsme où le monstre se revêt, tel un habit emblématique des luttes engagées. Toutefois, à cette singularité, Darien oppose une série de monstres dont la dysmorphie symbolique s’accorde, en partie, avec l’inconscient collectif qu’ils véhiculent (Hydre, Sphinx, Minotaure, Ogre). Néanmoins, la lisibilité apparente de ces références laisse aussi parfois place à l’indicible, moyen d’exprimer les interdits en vigueur. Le monstre (Centaure) et l’expression lexicale du monstrueux acquièrent une dimension davantage sociologique en dépassant la fiction pour questionner le désir et les tabous sexuels. Ces derniers, Darien s’en affranchit partiellement à travers une stylistique “monstrueuse” constamment dans l’inflation d’un imaginaire où le portrait de personnage met à jour une sombre idéologie. La considération anatomique expose une chair meurtrie et dénaturée où le discours dit paradoxalement l’ineffable. Dès lors, le monstre apparaît, dans ses aspects protéiformes, comme l’actualisation de ses traits caractéristiques principaux : monstration ; avertissement ; jeu sur la forme et le difforme ; enfin, translation de l’idée de démesure dans une rhétorique de la surenchère Aurélien Lorig ##submission.copyrightStatement## https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/479 mar, 01 mai 2018 00:00:00 -0600 Monstruosités et esthétiques du chaos dans les dramaturgies contemporaines africaines https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/480 Cet article s’intéresse à la mise en relation entre l’analyse des mises en écriture du monstre et de la monstruosité et la problématique identitaire dans les dramaturgies contemporaines de la diaspora africaine. Une nouvelle génération de dramaturges africains soucieuse d’affirmer une identité fragmentée libérée de toutes formes de carcans développe des esthétiques du chaos qui dévoilent la monstruosité au sein de l’écriture. Sylvie Ngilla ##submission.copyrightStatement## https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/480 mar, 01 mai 2018 00:00:00 -0600 Aller vers la dissolution : hybridité, ambivalence et monstruosité chez l’écrivaine mauricienne Ananda Devi https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/481 La romancière mauricienne Ananda Devi contribue avec son esthétique singulière du « para-naturel » à l’éclatement des imaginaires, à la redéfinition identitaire et au renouveau postcolonial dans la littérature de l’océan Indien. Si son univers fictionnel avec ses étranges intrigues et ses figures hybrides, ‘anormales’ et monstrueuses s’avère souvent hermétique pour le lecteur, s’en dégagent des réflexions puissantes sur les complexités sociales, éthiques et artistiques du monde contemporain. Le présent article propose une discussion critique du travail de Devi et une analyse de son roman <em>La vie de Joséphin le fou</em> (2003) pour interroger la signification multiple de ces représentations déréalisées originales et de ses principaux tropes. Markus Arnold ##submission.copyrightStatement## https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/481 mar, 01 mai 2018 00:00:00 -0600 Jean Barbin / François Bon : l’écriture monstrueuse, YouTube, l’édition du minuit de soi https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/485 <span>Jean Barbin voit le jour sur la page YouTube de l’auteur François Bon  « un soir où ça n’allait pas très bien » et prend forme dans le creuset du noir et l’échine de la nuit, dans le secret d’un appartement vide. Ce monstre parle dans la nuit, depuis la nuit : peut-être est-il aussi à écouter dans la nuit, de nuit à nuit, d’un « ça ne va pas très bien » à « moi non plus », d’un noir à un autre invisible. Jean Barbin s’auto-décrit comme un monstre de l’absence : « Finalement j’ai préféré une absence à moi-même ». Pourtant, et alors même que ce monstre semble assommé d’immobilité, cerné de disparition, il n’a de cesse de commencer, comme autant de débuts avortés de récits, un phœnix narratif, une fiction reptilienne dont la queue repousserait toujours. Son absence à lui-même, son invisibilité devient son mode de visibilité, d’apparition, et d’être. Être aquatique, baignant dans son jus de noir, être amphibien d’avant les bras et les jambes, le monstre Jean Barbin s’extirpe de la solitude, du silence et du noir pour créer un lien, quasiment ombilical, avec l’auditeur.  De nuit à nuit, sans plus les parois du jour, écouter comment ça parle, au très soir</span> Milène Tournier ##submission.copyrightStatement## https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/485 mar, 01 mai 2018 00:00:00 -0600 Le voyage pittoresque et historique de l’Istrie et de la Dalmatie de Joseph Lavallée : l’enchâssement textuel tardif (1802) des dessins de Louis François Cassas réalisés en 1782 https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/483 <em><span>L'œuvre de Louis François Cassas (1756-1827) voyageur peintre et dessinateur retient de plus en plus l'attention des historiens d'art et des pratiques culturelles. Nous tenterons tout d'abord de comprendre comment les soixante-neuf dessins réalisés en 1782 lors du voyage de Cassas en Istrie et en Dalmatie s'inscrivent dans une dynamique originale d'extension et de redéfinition du Grand Tour. Ce n'est pourtant que vingt années plus tard et à Paris (1802, dans la France du Consulat) que ces dessins seront publiés, enchâssés dans le livre de Joseph Lavallée. Nous tenterons de comprendre comment le récit-commentaire de Joseph Lavallée s'articule sur les gravures de Cassas et nous interrogerons plus précisément les écarts et décalages constitutifs d'un transfert culturel à bien des égards paradoxal : du voyage de l'artiste français disposant de multiples protections et de la commande de l'Autriche de Joseph II à l'accompagnement "littéraire" et à la publication dans la France révolutionnée.</span></em> Dragan Bogojević ##submission.copyrightStatement## https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/deed.fr https://mrujs.mtroyal.ca/index.php/cf/article/view/483 mar, 01 mai 2018 00:00:00 -0600