Le début de la littérature de l’himalayisme

  • Gilles Mossière Université Mount Royal
Mots-clés: himalayisme, roman de montagne, Peyré

Résumé

Dans cet article, nous déchiffrons le début de la littérature de l’himalayisme à travers une analyse de Mont Everest (1942) de Joseph Peyré, et étudions comment ce roman s’articule sur un certain nombre de publications précédentes : entre autres, récits des premières expéditions britanniques à l’Everest, textes de David-Néel, et Matterhorn (1939) également de Peyré, puisque l’un des personnages principaux, le guide suisse Jos-Mari, figure aussi dans Mont Everest.

Notre étude s’appuie sur la notion de « complexe scientifico-ludique » développée par Nicolas Giudici dans La Philosophie du mont Blanc (2000) et qui se définit comme le fondement du regard occidental sur la montagne depuis la fin du XVIIIesiècle. Nous examinons comment les aspects mystiques traditionnellement associés aux montagnes himalayennes entrent en rapport, et en conflit, avec ce « complexes cientifico-ludique », et finissent par définir ce que nous appellerons un « complexe mystico-ludique ».

Biographie de l'auteur

Gilles Mossière, Université Mount Royal

Gilles Mossière est professeur d’études françaises à l’université Mount Royal de Calgary. Au fil des ans, il a publié des articles sur Marguerite Duras, Yves Thériault, Philippe Beaussant et Nancy Huston. Depuis une vingtaine d’années, il combine son intérêt pour la littérature et pour la montagne dans le cadre de recherches sur les littératures de montagne françaises et canadiennes, travaux qu’il présente régulièrement, entre autres, au Salon du livre de montagne de Passy (France). Gilles a publié dans l’anthologie TransLit des traductions de textes d’auteurs canadiens ayant rapport avec les Rocheuses. Gilles a aussi une obsession particulière pour les panneaux publicitaires de l’autoroute transcanadienne, et effectué des présentations sur le sujet à Calgary  et à l’étranger.

 

Publiée
2014-06-02