La déclinaison visuelle du monstre au XVIIIe siècle : Goya

Juan Manuel Ibeas, Lydia Vázquez

Résumé


Les Lumières cherchent à libérer le monstre des différentes cages où la tradition l’avait enfermé. L’imaginaire européen du monstrueux se fraie, au XVIIIe siècle, un chemin nouveau grâce aux écrivains et aux peintres les plus géniaux. Goya est, de tous les artistes des Lumières crépusculaires, celui qui a su récupérer le mieux l’univers classique du monstrueux pour, ensuite, exceller dans une éclatante déclinaison des figures de la tératologie moderne, allant des plus perceptibles aux moins visibles: l’animal et ses variantes les plus domestiques et les plus obscures, l’homme et ses âges, l’individu et ses états sociaux, toutes ces figures quotidiennes, familières, dévoilent dans la galerie goyesque une monstruosité d’autant plus inquiétante qu’elle est en nous. Et de là, par la figuration symbolique, le peintre et graveur défie l'inavouable, l’irreprésentable, pour donner forme de monstre aux hantises, aux peurs les plus terribles de l’âme humaine.


Mots-clés


XVIIIe siècle;monstre;Goya;Encyclopédie;Diderot;grotesque;animal;géant;guerre;représentation de la femme;folie;anthropophage

Texte intégral :

IBEAS/VASQUEZ-ART


DOI: https://doi.org/10.29173/cf477

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